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Windmill Microlending Gilberto Paramedic

Gilberto

De l’accompagnement de patients aux urgences au Mexique à la livraison de meubles au Canada

Avant de déménager au Canada en 2012, Gilberto a appris que pour continuer à travailler en tant qu’ambulancier, il devait obtenir un permis canadien — un processus qui prend du temps et de l’argent.

En tant qu’ambulancier et technicien en soins médicaux d’urgence dans son pays d’origine, le Mexique, Gilberto a prodigué des soins d’urgence et travaillé dans des ambulances pendant quinze ans. Également physicien, il a obtenu un baccalauréat en physique de la plus grande université publique de son pays. Malgré ses doubles compétences, il a travaillé dans le domaine de la physique pendant moins d’un an, car il savait que sa vocation était d’aider les autres.

Après avoir confié à un ami d’enfance qu’il en avait assez de la foule et de la circulation au Mexique, ce dernier lui a recommandé de déménager à Saskatoon. Lors de sa demande d’immigration, Gilberto a d’abord envisagé l’Ontario. Cependant, après avoir constaté les difficultés d’emploi et le coût de la vie dans les grandes villes canadiennes, la Saskatchewan lui a semblé idéale.

À l’automne 2012, lui et sa conjointe ont fait le long voyage en voiture de Mexico à Saskatoon. Ils ne sont pas laissés découragés par les mauvaises conditions météorologiques et sont arrivés sains et saufs dans leur nouveau foyer et leur nouveau pays.

« Avant de venir au Canada, le Saskatchewan College of Paramedics — l’organisme chargé de délivrer les permis aux ambulanciers paramédicaux dans la province — m’a appris que je ne pourrais pas travailler en tant qu’ambulancier paramédical sans permis », se rappelle-t-il.

Conscient de cette réalité, il n’a pas cherché un emploi d’ambulancier après être arrivé au Canada. Il devait toutefois travailler pour payer le coût de la vie dans son nouveau pays. Heureusement, il a trouvé presque immédiatement un emploi comme livreur de meubles.

Même s’il gagnait de l’argent, il désirait ardemment réintégrer le domaine paramédical. « Je suis allé à la Saskatchewan Polytechnic en pensant que je devais m’inscrire à un programme pour suivre une formation canadienne avant de passer l’examen menant à l’obtention d’un permis. Au lieu de cela, on m’a dit de m’adresser au College of Paramedics [SCoP]. »

Là-bas, Gilberto a appris que pour entamer le processus d’obtention, il devait subir une évaluation de ses compétences. À l’époque, il n’avait pas assez d’argent; il a donc élaboré un plan pour économiser suffisamment afin payer le tout.

Peu après avoir visité le bureau du SCoP, il a lu une série de brochures qu’il avait reçues à Sask Polytech et en a trouvé une du Moulin Microcrédits. Il a contacté le bureau pour en savoir plus, puis a fait une demande de prêt en 2013. Ce prêt l’a aidé à payer l’évaluation des compétences et certains des cours obligatoires qu’il devait suivre avant d’obtenir son permis.

Une fois ses compétences évaluées et ses cours terminés, Gilberto a dû monter dans une ambulance en Saskatchewan. C’était la meilleure façon d’observer comment les ambulanciers canadiens traitent et gèrent les patients.

Après avoir accompagné des ambulanciers pendant quelques semaines, il était prêt à passer l’examen menant à l’obtention d’un permis. À l’époque, il y avait trois niveaux d’exercice : de base, intermédiaire et avancé. « Il y avait un examen différent pour chaque niveau, et les permis que le SCoP vous octroyait dépendaient de votre niveau. J’ai passé l’examen de niveau avancé, je l’ai réussi et j’ai obtenu mon permis. Aujourd’hui, la marche à suivre est complètement différente », ajoute-t-il.

Le processus d’obtention du permis a pris environ un an, du début à la fin. Une fois le permis en poche, et après avoir livré des meubles pendant près de deux ans, Gilberto a quitté son emploi et a commencé à travailler à temps plein comme ambulancier dans une entreprise assurant des services ambulanciers dans plusieurs villes de la région de Saskatoon.

« Obtenir le prêt du Moulin a été très facile et m’a beaucoup aidé. J’ai pu économiser de l’argent et ne pas être limité à un budget strict. Sans ce prêt, il m’aurait été plus long et plus compliqué d’obtenir un permis de travail paramédical au Canada », ajoute-t-il.

Aujourd’hui, lui et sa conjointe vivent à Wakaw, en Saskatchewan. Cinq ans après avoir obtenu son permis canadien, il travaille toujours dans la même entreprise en tant qu’ambulancier paramédical, un emploi du même niveau professionnel que celui qu’il occupait au Mexique.

« C’est fantastique de pouvoir travailler comme ambulancier au Canada. C’est génial de faire ce que l’on aime », conclut-il.


Chaque année, Le Moulin aide des centaines d’immigrants en leur accordant un prêt qui les aide à payer les frais d’attribution du droit d’exercice ou de formation dont ils ont besoin pour travailler dans leur domaine au Canada. Maintenant plus que jamais, les nouveaux arrivants du Canada ont besoin de notre aide.

Veuillez envisager de faire un don à Le Moulin dès aujourd’hui.